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Plus de 39,5 millions de personnes vivent aujourd'hui avec le VIH dans le monde. Parmi ces dernières, 4,3 millions
ont été infectées en 2006. Loin d'être stabilisée, cette pandémie progresse en Afrique, mais aussi en Europe
orientale et en Asie.
Ces tous derniers chiffres ont été rendus publics par l'OMS et l'ONUSIDA. L'Afrique subsaharienne ne parvient toujours
pas à stopper le fléau. Plus de 2,8 millions de femmes, d'hommes et d'enfants y ont contracté la maladie cette année, ce qui
représente 65% du total des infections rapportées dans le monde en 2006.
Dans la région de Mopti, les premiers centres communautaires se sont développés en réseaux favorisant ainsi un accès plus
égalitaire face aux soins octroyés. Aujourd'hui, la décentralisation améliore progressivement la distribution des soins et
un meilleur équilibre de traitement entre milieu rural et urbain face au système de santé, ce qui n'a pas toujours été le
cas au Mali. Les divergences entre milieu rural et urbain, tant au niveau de la pauvreté qu'au niveau du système sanitaire
demeuraient très fortes.
De nombreux secteurs (économiques, politiques) doivent être mobilisés afin de pallier aux obstacles sanitaires dans le but
d'influer ainsi sur les comportements individuels en terme de progrès environnementaux et sanitaires, notamment pour améliorer l'assainissement des eaux et
l'accès à l'eau potable. Les problèmes d'insalubrité particulièrement à Mopti sont au cœur des préoccupations et sont fortement corrélés aux avancées
possibles en terme de santé et maladie. De manière plus générale, les pays en voie de développement doivent faire face à des populations
de plus en plus importantes et à forte concentration dans les villes. Cette situation pose de graves problèmes en matière d'insalubrité et d'hygiène avec des
répercussions néfastes sur les conditions de santé et de vie des populations. Le déficit en infrastructures d'assainissement
devient également, dans ce contexte, un problème majeur influant de manière significative sur la situation socio-sanitaire. Malgré
cette décentralisation progressive, les populations se heurtent à de nombreux obstacles : insuffisance des infrastructures,
mauvaises répartitions spatiales de ces dernières, inégalité dans l'accès aux systèmes de soins et parfois corruption dans le système de santé.
L'évolution croissante de l'utilisation et de l'implémentation des TIC est une stratégie de développement proposée par
Reso-Femmes pour son réseau santé. La politique des TIC est un outil efficace et rationnel pour la mise en œuvre d'un
développement durable et pour une autonomisation des populations du pays. Dans cette perspective, les objectifs du Millénaire
indiquent l'importance des indicateurs TIC afin d'atteindre les buts socio-sanitaires fixés : améliorer la santé sous
toutes ses formes et contribuer à réduire la pauvreté.
Pour le réseau santé Mopti, les TIC permettent de répondre à leurs besoins et préoccupations quotidiennes en matière
de santé et à répondre aux besoins les plus urgents des populations. Le processus de décentralisation qui se traduit par
l'utilisation des TIC et des services collectifs en liaison avec les administrations des communes
nous semble donc d'une importance capitale pour veiller à une répartition et une réappropriation plus justes des ressources
sanitaires.
Les stratégies des associations regroupées…accès réservé aux membres et aux partenaires…
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