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Associations féminines
Le réseau micro-entreprises:

Au Mali la crise économique générale des années 80 a dévalué l'ensemble des matières premières sur le marché international. Le phénomène est général, les prix des céréales et du pétrole augmentent, ce qui provoque une récession et inflation dans les pays industrialisés. Le Mali est particulièrement touché par la dévaluation du coton qui n'a fait qu'aggraver la situation économique et sociale et le déficit de sa balance commerciale. Ce ralentissement des processus d'échange sur le marché international a contribué à la mise en œuvre de programmes d'ajustement structurel, ceux-ci appuyés par le fond monétaire international et la Banque mondiale. C'est au milieu des années 80, et plus précisément vers la fin de 1987, que le gouvernement malien s'est engagé dans une série de réformes économiques.

Micro-entreprises

Ainsi, en favorisant la création des emplois et des opportunités de gains de revenus, les petites et moyennes entreprises ont pu profiter des changements de l'environnement, pendant que d'autres étaient confrontées à une concurrence accrue, à des difficultés financières, et à un environnement des affaires défavorable. Les femmes, en tant que catégorie sociale les moins qualifiées, majoritairement analphabètes, ont été les premières touchées par la crise et un phénomène d'exclusion sociale.

Parallèlement, les priorités de développement ont été particulièrement axées sur les activités de transformation et les activités commerciales. Bien que la politique nationale ait récemment redynamisé plusieurs secteurs de production, y compris le coton, les femmes maliennes restent dans l'entreprenariat en marge des avantages de la globalisation. Elles sont en effet en grande partie des micro-entrepreneurs plus que des petits entrepreneurs (39 pour cent au Mali). La différence est capitale puisque les femmes restent majoritaires dans les secteurs informels et précaires. Leurs activités sont concentrées dans la fabrication d'aliments, de textiles, d'habillements, et dans la fabrication de savons et de produits cosmétiques réalisés avec des revenus précaires, sans parfois aucune conscience des effets dévastateurs pour leur santé et leur environnement. Dans certaines régions du Mali, pour survivre et maintenir un revenu régulier, les femmes acceptent de travailler dans des conditions dangereuses comme par exemple pour la fabrication de savons ou de la teinturerie avec des risques de brûlures ou d'intoxication comme le brûlis du mélange qui dégage une fumée suffocante qui se propage dans l'air. Selon les spécialistes, cette fumée peut provoquer plusieurs maladies pulmonaires.

De nombreux autres cas ont été recensés dans les chaînes artisanales du fait aussi d'équipements inadaptés qui exposent le personnel des chaînes artisanales à diverses intoxications ou les populations à l'utilisation d'huiles impropres à la consommation. En dehors des risques humains, ces produits toxiques nuisent à l'environnement et se déversent directement dans le fleuve sachant que les eaux usées ne subissent aucun traitement préalable du fait du manque d'infrastructures.

Les associations de RESO-Femmes Mopti réunies dans le réseau socio-économique micro-entreprises souffrent du manque d'accès aux matières premières et d'équipements et recherchent aujourd'hui des investisseurs privés extérieurs qui privilégient un développement social équitable et la préservation du capital écologique de leur région. Ceci nécessite une formation qui améliore la rationalité de leur gestion, de leur comptabilité et leur aptitude dans la conduite de leurs affaires mais aussi dans la défense de leurs intérêts et de leur environnement humain et physique. En organisant du plaidoyer et du lobbying auprès des pouvoirs locaux, les femmes du réseau micro-entreprises veulent produire des ressources durables afin de parvenir à former de véritables entreprises et ainsi participer aux échanges des marchés internationaux au même titre que les hommes.

L'accès aux TIC ainsi que la prise en compte par notre organisation des premières contraintes rencontrées face aux conditions de crédits ou avec les décideurs (qui encore sous-estiment leur potentiel) vise à résoudre les problèmes systématiques en renégociant notamment les rôles entre les genres afin de donner une autre image des femmes dans la production et dépasser les rôles et statut traditionnel des femmes. L'objectif de nos formation est de leur donner accès à des rôles qui dépassent leur statut de mère, de ménagères ou de petites commerçante sur les marchés.

" La formation des formateurs " permettra de sensibiliser les responsables à ces questions en leur donnant une plus grande visibilité extérieure, leur garantissant des emplois plus efficients et valorisants qui auront en retour un impact sur les représentations des autres groupes.

Dans les ateliers, les associations regroupée innovent et mettent en place de nouvelles stratégies d'action pour remédier à leur difficulté notamment ... accès réservé aux membres et aux partenaires...


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